"Le Mystère", Alexandre Scriabine (projet inachevé)

– Salut Passant, bienvenue. Petite question avant d’attaquer : t’es prêt à être sur le cul !?
– …
– à te laisser surprendre, prêt à être ouvert ?…
– euh…
– Non, parce que si c’est pas le cas, laisse tomber, passe à autre chose, y a le bouton « blog suivant » là-haut… »
– … ouhla !…

Voilà, t’es averti, il est d’une humeur intolérable en ce moment, il a même dit que si cet article ne provoquait pas un brin d’étonnement chez toi, il était prêt à se foutre en l’air.
(C’est vachement exagéré quand même, non ?…)
De quoi est-il question alors aujourd’hui ? tout simplement d’un des plus fada (génial, en parlage du cru) compositeur de musique que les dix-neuf et vingtième siècles aient connu ; voir wiki pour le reste de son pedigree long comme deux bras.
Alexandre Scriabine !
Sur des voies musicales et des recherches totalement nouvelles, il mena une vie artistique stupéfiante, dont je ne me fais nullement le relais ici, riche de rencontre, de création, et intègre vis à vis du folklore de sa Russie natale. Son œuvre est marquée par ses voyages et ses rencontres ; pour se faire une idée, Scriabine c’est 80 préludes, plus d’une vingtaine d’études (orientée main gauche à cause d’une blessure très tôt contractée), 20 mazurkas, 10 sonates, 9 impromptus, 5 valses, etc…

Univers de Scriabine
Le Clavier à lumières
Je m’attarderai ici sur ses dernières années avant son épitaphe, années durant lesquelles il fit la rencontre du Père Louis-Bertrand Castel (originaire de Montpellier) et eut l’idée avec lui d’inventer un clavier qui associe les notes et les couleurs.

Atteint de synesthésie (phénomène par lequel deux ou plusieurs sens sont associés), il voulu mener le plus grand des projets intitulé, en français, Le Mystère.
Pour cela, il faut savoir que Scriabine s’est rapidement engagé sur la voie du dodécaphonisme (technique de composition musicale qui évite toute tonalité, ce qui veut dire que c’est atonal), pour s’affranchir des règles d’abord, puis surtout pour emmener l’auditeur vers une expérience totale. En effet, son projet devait faire appel à plusieurs sens par des dispositifs comme la clavier à lumières, et inviter le spectateur à devenir acteur. La durée totale de la pièce devait être de sept jours et se dérouler dans un temple sphérique (situé sur les contreforts de l’Himalaya).
Hélas, mort trop tôt, il ne put avancer son projet au-delà de l’esquisse ; son élève, Alexandre Nemtine, consacra 28 ans de sa vie à la continuité du projet et parvient à en enregistrer un bout avant de lui même mourir. Cet enregistrement fourni les trois seules parties de l’Acte Préalable dont nous disposons aujourd’hui :
 Univers (41:50)
Homme (52:01)
Transfiguration (1:01:54)

L’enregistrement nécessita un orchestre pharamineux de plusieurs centaines de musiciens : pianos, orgues à lumière, cuivres, harpes, instruments orientaux, choristes masculins, féminins et enfantins, solistes, …
Voilà… et cela devait durer SEPT JOURS punaise !

Alexandre Scriabine
Alexandre Scriabine

Morceaux du jour :
« Mulata », Raul Paz (Mulata)
« Richard Pryor Adresses a Tearfull Nation », Joe Henry (Scar)

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